Un aspect de la modernité Chypriote

Publié le par olivier Legrand

    Dans ce court papier, je voudrais présenter un aspect de la modernisation de la société Chypriote et dans la recherche sur l’histoire de Chypre. Qu’est-ce que la modernité ? Dans le riche champ de réponse, je choisis un aspect donné par la géographie Postmoderne. Dans Thirdspace, Soja donne une définition simple mais utile de la modernité. Selon cette approche de la modernité est l’organisation de notre compréhension selon une opposition duale. Dans Thirdspace, Soja nous montre comment la modernité tend a « bi-focaliser » notre compréhension de l’être humain, de la spatialité et du genre. Ils nous donne un exemple de cette théorie de la modernité à travers son explication du féminisme moderne, dans « cette première phase de la critique spatial féministe reste moderne, dans le sens où sa critique du pouvoir et des objectifs émancipateur sont organisé autour d’un genre binaire, Homme/Femme » (Soja, 1996, p.107).
    Je voudrais montrer en quoi les différentes questions relatives à Chypre se sont organisées en opposition duale. Même si je n’ai pas tout les arguments pour prouver cette bipolarisation de la vie social et de l’histoire Chypriote ; je prouverai que cette opposition duale a priori participe d’un discours plus complexe et orienté sur Chypre et doit donc être interrogé. Mon exploration se concentrera sur les questions de l’historiographie, de l’identité et des projets politiques.
    Je commencerai par donner un exemple pour montrer en quoi ces oppositions duales sont intégrées dans un discours politique orienté. Dans la société Nord Chypriote, deux groupe composerait sa population, les Chypriotes Turcs et les Turcs, qui seraient arrivé après l’intervention militaire de 1974, chaque groupe représenterait 50% de la population. C’est une affirmation courante que les Chypriotes Turcs seraient moins religieux que les Turques. Nous trouvons cette affirmation dans beaucoup de livre scientifique ou article de presse, mais il est difficile de trouver une démonstration, ou une évaluation de ce fait. La plupart des auteurs font référence d’une expérience privé ou anecdotique. Mais la répétition de cette affirmation lui donne un caractère de vérité scientifique. Mais à quoi sert cette affirmation ? Son but principal est de diviser la population de la partie Nord en deux groupes, les Chypriotes Turcs et les Turcs. Après 30 ans d’une présence Turc importante, de nombreux mariages « mixte » ont été célébrés.  Et même si les enfants de ses unions sont recensés par l’État, ils n’ont toujours pas d’existence dans les discours sur la population de la partie Nord. Une partie de la population se trouve effacer des discours politique et scientifique. Cette affirmation peut être utilisé par les politiciens nationalistes Chypriote Grecques pour annulé l’effet du temps sur la question de la partition ou encore par les Chypriotes Turcs pour asseoir leur légitimité au yeux des instance internationale et européenne, nous ne sont pas des « sauvage comme les anatoliens ». Par cet exemple, on peut voir une trame que nous retrouverons dans d’autres domaine : la mise en place d’une « vérité » par un processus de répétition, si tout le monde le dit c’est que c’est sûrement vraie, puis son incorporation dans un discours politique plus large.
    L’histoire de Chypre est organisée et donc comprise comme une suite d’invasion, de l’Empire Romain a l’Empire Britannique. Ici on se concentre sur qui a gouverné Chypre et non sur comment Chypre a été administré. La aussi ce discours créé une vision duale de l’histoire opposant les natifs aux étrangers. Ainsi l’histoire de Chypre est divisé selon cette axe, a savoir la succession des pouvoir étranger et locaux. Mais est-ce la seul et la meilleur manière de comprendre l’histoire chypriote ? Ce qui est sur c’est que cette vision est utile a pour asseoir certain argument, le nationalisme Chypriote grec l’utilise pour asseoir la légitimité de leur pouvoir sur l’île. L’île n’a été libre que deux fois tout a long de sa longue histoire, durant la période classique et entre 1960-1974. Libre dans le sens pas contrôler par une puissance étrangère, créant un lien entre les deux société à travers les siècles. La liberté est comprise en fonction de l’origine du pouvoir, libre donc si le pouvoir vient de l’intérieur et non de l’extérieur. Mais l’origine ethnique, racial, géographique d’un pouvoir est-elle suffisante pour garantir la liberté économique, politique, moral d’un régime ?
    Regardons maintenant le “coeur” problème Chypriote, l’existence de deux communauté au sein de la population de l’île. Voila une réalité bien connu, trop connu, le population de est diviser en 2 groupes. Mais cette division est un fait historique, une réalité biologique, une construction historique ? Il existe a minimum deux autres communauté a Chypre, les Arméniens et les Maronites. Mais la constitution de 1960 les incorpore à la communauté Chypriote grecque. Pourquoi ? Car ce sont des Chrétien donc il faut les intégré au groupe des Chypriote grec, repoussant la division non plus à la culture, aux pratiques sociales ou religieuses des groupes mais à l’appartenance a une la Chrétienté ou à l’Islam. On se rend compte que dès l’époque Britannique la vision duale de la société Chypriote est mise en place, basé uniquement sur le critère religieux, critère élargie pour maintenir une division en deux groupe. Mais la religions ne conduit pas à la simplification automatique de l’identité, elle pourrais servir pour montré une exhaustivité, en prenant par exemple en considération les pratiques, alors on obtiendrai une diversité de l’identité. Dans Modernity at large Appadurai montre que la mise en place des titre de propriété homogène, interchangeable va mettre a mal un des facteur important de l’identité, a savoir la localité. La division en deux groupe crée un discours organisé autour des notions de majorité/ minorité, vision qui va structurer le discours politique tant en Inde qu’à Chypre, mais vision qui a sont histoire.
Les outils qui permete la mise en place de cette vision duale sont les recensement de population et les cartes. Si le rôle des recensements a été étudié celui des carte est souvent négligé. Pourtant ils participe à cette vision duale. Voici deux carte, une Chypre, l’autre de Nicosie, elles représentent la vision duale qui est portée sur Chypre et non la réalité des implantations humaine dans l’île. Leurs auteurs on fait disparaître la zone tampon, qui sépare le Nord et le Sud, cette simplification, cette disparition permet d’obtenir une représentation géographique en adéquation avec le discours communautaire.
Cyprus-Modernity.jpg    Un autre exemple qui est révélateur concerne aussi l’histoire de Chypre et la bipolarisation de son histoire. Avec la disparition de la communauté juive de l’histoire de Chypre. Un seul ouvrage traite de cette question, Ioannou G., Métral F., Yon M. (2000), Chypre et la Méditerranée Orientale, Maison de l’Orient Méditerranéen, Lyon, p. 252. Sur le terrain aucune trace leur présence n’a pus être retrouvé, ce communauté a disparue des livres d’histoire, des musés, de part et d’autre de la ligne verte. Pourquoi cette disparition ? Ou plutôt pourquoi cette absence dans l’histoire ne choque pas ? La présence d'une tier mettrait-elle a mal une opposition Chrétienté/ Islam bien utile pour lire l'histoire?
    Enfin ont retrouve cette organisation duale dans le champs politique. Avant l’indépendance de 1960 on trouve deux projets politiques. Les deux nationalisme produise deux vision pour l’avenir de Chypre, l’Enosis et le Taskim, l’intégration de Chypre à la Grèce ou la division et le rattachement de chaque partie au pays mère. Aujourd’hui aussi deux projet s’affronte, le Fédéralisme contre l’État insulaire.
   
    Nous voyons que les questions relatives à Chypre sont organisé de manière duale. Cette vision ne repose sur aucune démonstration, leurs présences dans les discours Chypriote Grec ou Turcs suffit a leur conféré une caractère de véracité. Ors si elle ces division sont accepté ce n’est pas tellement qu’elles soient fondé scientifiquement, historiquement mais bien parce qu’elles sont utiles pour porté des discours politique sur Chypre, sur son passé et son avenir.

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