Article abstrats on Nation issue and geopolitics (Eng+ Fr)

Publié le par olivier Legrand

Houtum V. H., Pijers R. (2007), “The Euroean Union as a Gated Community: The Two-faced Border and Immigration Regime of the EU”, Antipode, Vol39 (2), Blackwell, Cambridge, pp.291-309

Abstract: Within the European Union, an internal liberalization of cross-border labour mobility for EU citizens is currently being combined with the tightening of control and management efforts at the external borders. At the same time, attempts are being made to strategically select immigrants from new member states a well as from outside the EU who will be economic value. In this paper we argue that by implementing such protectionist and selective immigration policy, the EU has come to resemble a gated community in which the bio-political control and management of immigration is, to a large extent, the product of fear. Often fear manifests itself in term of fear of losing material gain, eg the anxiety of losing economic welfare or public security. More often, however, this fear relates to the entrance of the immigrant, the stranger and is, as such, associated with a fear of losing a community’s self-defined identity. These perceived threats to a community’s comfort lead to the politicization of protection, whereby the terra incognita beyond the border is justifiably neglected due to the indifference and the international blindness show to the outside. ‘Other’, from the community, is not only in vain since the desire for completion of the Self can never be fulfilled, but what remains still more troublesome, is that this tendency will sustain and reproduce global inequality and segregation, both in the material as well as symbolic sense.

À l’intérieur de l’Union Européenne, une libéralisation interne de la mobilité des travailleurs à travers les frontières est actuellement combinée avec le resserrement du contrôle et des efforts de gestion aux frontières externes. Dans le même temps, les tentatives ont été fait pour sélectionner stratégiquement les immigrés des nouveaux états membres tout comme ceux venu de l’extérieur de l’UE qui aura une valeur économique. Dans cet article, nous argumentons que en mettant en place une telle politique d’immigration protectionniste et sélective, l’UE devient à ressemblé a une « gated community » dans le quel le contrôle bio-politique et la gestion de l’immigration est, dans une certaine mesure, la production de la peur. Souvent la peur se manifeste en terme de peur de perdre des gains matériels, l’anxiété de perdre le « welfare » économique ou la sécurité public. Plus généralement, néanmoins, cette peur est reliée à l’entré d’immigrant, d’étranger et est, ainsi, associée à la peur de perdre l’identité auto-définie de la communauté. Cette menace perçue du confort de la communauté conduit à une politisation de la protection, par laquelle la terra incognita au-delà des frontières est justement négligé dû à l’indifférence  et l’aveuglement international envers l’extérieur. « L’autre », du point de vue de la communauté, n’est pas seulement  en vain depuis que le désire d’accomplissement du soi ne peut jamais être accomplie, mais ce qui reste est plus pénible, est cette tendance qui va soutenir et reproduire les inégalités et les ségrégations globales, à la fois dans le sens matériel et symboliques.



Bilgin P. (2007), “ ‘Only Strong State Can Survive in Turkey’s Geography’: The uses of ‘geopolitical truths’ in Turkey”, Political Geography, vol. 26, Elsevier, London, pp. 740-756

Abstract
Following critical Geopoliticians’ re-formulation of geopolitics as a discourse, this article historically traces, politically conceptualizes, and empirically analyzes the linguistic practices as found in myriad actors’ formal geopolitical writing and public articulations in Turkey. It show how the production and dissemination of a particular understanding of geopolitics as a ‘scientific’ perspective on statecraft, and the military as an actor licensed to craft state policies ( by virtue of its mastery over geopolitical knowledge) has allowed the military to play a central role in shaping domestic political processes. Subsequent to the erosion of  bi-partisan consensus on foreign policy from the mid-1960s onwards, civilian actors also began to tap geopolitics but as a foreign policy tool. By the end of the 1990s, geopolitics had become rooted in the discourses of both military and civilian actors shaping (for ‘better’ of for ‘worse’) Turkey’s ‘foreign’ relations with the European Union as well as ‘domestic’ political processes.

Abstract
Suivant la reformulation des géopolitiques critique de la géopolitique comme un discours, cet article trace historiquement, politiquement conceptualisé et empiriquement analysé les pratiques linguistiques trouvés dans une myriade d’écrit géopolitique d’acteur formel et l’articulation publique en Turquie. Il montre comment la production et la dissémination d’une compréhension particulière de la géopolitique comme un savoir faire à perspective « scientifique » et l’Armé comme un acteur autorisé à  fabriquer les politiques étatiques (par sa qualité de maîtriser le savoir géopolitique) a permis à l’Armé de jouer un rôle central dans la formation du processus de politique domestique. Subséquents à l’érosion du consensus bi-partisan sur la politique étrangère dans le milieu des années 1960, les acteurs civils ont aussi commencé à toucher la géopolitique mais comme un objet de politique étrangère. À la fin des années 1990, la géopolitique s’est enracinée dans le discours à la fois des acteurs militaires et civils formants (pour le « meilleur » ou pour le « pire ») les relation « étrangère » de la Turquie avec l’Union Européenne tout comme le processus de politique « domestique ».


Rhys J., Garwy F. (2007), “Placing and Scaling the Nation”, Society and Space, Vol.25 (2), Pion, London, pp.332-354

    Abstract: In this paper we discuss the geographical context within which nation are reproduced. Although geographers have carried out much interesting and insightful work in their studies of nationalism, we contend that the majority of authors have tended to focus on the way which particular sites and landscapes come to represent nations. Less attention has been directed toward the geographical concept and processes that inform the ongoing reproduction of nations. We elaborate on the potential for geographers to explore more systematically the way which key geographical concept such as place and scale are imbricated in the reproduction of nations. We do so, first, at the conceptual level, second, discussing empirical evidence that is drawn from an oral history research project based in Wales. We conclude by arguing that geographers should be at the forefront of attempts to comprehend better the multiple places and scales of the reproduction of nation.

Abstract : Dans ce papier nous discutons du contexte géographique dans lequel les nations sont reproduites. Bien que les géographes aient accompli beaucoup de travaux intéressant et éclairant dans leurs études du nationalisme , nous constatons que la majorité des auteurs ont eu tendance à se concentré sur la manière par laquelle certain site et paysage viennent à représenter la nation. Moins d’intention ont été portées sur les concepts et processus géographiques qui informe sur la reproduction en cours des nations. Nous élaborons sur le potentiel pour les géographes d’explorer plus systématiquement la manière par laquelle des concepts géographiques clés comme le lieu et l’échelle sont imbriqué dans la reproduction de la nation. Nous faisons, en premier au niveau conceptuel, en second, en discutant des évidences empiriques qui sont dessinées grâce à un projet de recherche sur l’histoire orale dans le Pays de Galle. Nous concluons en argumentant que les géographes doivent être au premier rang dans la tentative d’une meilleure compréhension des multiples lieux et échelles de la reproduction de la nation.

Bail .C. A (2008), « The Configuration of Symbolic Boundaries against Immigrants In Europe », American Sociological Review, Vol.7, n°1,pp.37-59

Recent studies report significant cross-national variation in the conceptual distinctions of “symbolic boundaries” used by majority groups to construct notions of “us” and “them”. Because the literature compares only a handful of countries, the macro-level forces by which certain symbolic boundaries become more salient than other remain poorly understood. This article provides the first panorama of these processes by comparing the relative salience or “configuration” of multiples symbolic boundaries in 21 European countries. I use fusszy-set analyses of data from the 2003 European Social Survey to create a typology of symbolic boundary configurations; The results indicate that the symbolic boundaries deployed by the general public do not correspond to the official “philosophies of integration” emphasized in the literature. Moreover, the data suggest previous comparisons have focused too heavily on Western Europe, overlooking important variation in other regions of Europe where immigration began recently. I generate hypotheses to explain this newfound variation using demographic, socioeconomic, institutional, and historical data from quantitative and qualitative source. This article concludes with examples of how theses hypotheses can be combined by future studies toward a theory of “boundary-work”.

Les études récentes rapportent une variation signifiante entre les nations dans la distinction conceptualisation des « frontières symbolique » utilisé par les groupes majoritaires pour construire la notion de « nous » et de « eux ». Du fait que la littérature a comparé uniquement une poigné de pays, les forces à l’échelle macro par lesquelles certaine frontière symbolique deviennent plus saillant, prédominant que d’autre reste peu compris. Cet article donne un premier panorama des ces processus en comparant la prédominance relative ou la « configuration » des multiples frontières symbolique dans 21 pays Européen. L’auteur utilise une analyse « fussz-set des donné venant de l’ European Social Survey de 2003 pour créer une typologie des configurations des frontières symboliques. Les résultats indiquent que les frontières symbolique qui sont déployées par le public [general public] ne correspondent pas à la « philosophie de l’intégration » officielle mise en avant [emphasized] dans la littérature. De plus, les données laissent à supposer que les précédentes comparaisons s’étaient concentrées trop fortement sur l’Europe de l’Ouest, survolant les importantes variations dans les autres régions de l’Europe où l’immigration a commencé récemment. L’auteur génère des hypothèses pour expliquer ces nouvelles variations [newfound] en utilisant des données démographique, socioéconomique, institutionnelle et historique venant de sources quantitatives et qualitatives. L’article conclu avec un exemples montrant comment ces hypothèses peuvent être combiné pour les futures études concernant les théories du “boundary-work”.
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