The Imagined Communities, Benedict Anderson
"Un peuple, dit Grotius, peut se donner à un roi. Selon Grotius un peuple est donc peuple avant de se donner à un roi. Ce don même est un acte civil, il suppose une délibération publique. Avant donc que d’examiner l’acte par lequel un peuple élit un roi, il serait bon d’examiner l’acte par lequel un peuple est un peuple. Car cet acte étant nécessairement antérieur à l’autre est le vrai fondement de la société."
Rousseau, Du contrat social, Livre I, Chapitre V
Professeur en Relation internationale et spécialiste de l’Asie du Sud-Est, dans son livre, il s’interroge sur la naissance et l’expansion du nationalisme (le sous-titre de son ouvrage).
Qu’est que la Nation ? Les problèmes de poser une définition
Tom Nair (The Break-up of Britain, 1977, London, New Left Books) écrit : «Nationalism is the pathology of modern developpemental history, as inescapable (inéluctable) as “neurosis” in the individual”, with the same essential ambiguity attaching to it». Contrairement aux autres « -isme », le nationalisme n’a jamais produit de grand penseur (p.5).
Pour l’auteur, les recherches sur le nationalisme le classe comme une idéologie, posant l’hypothèse que le Nationalisme avec un grand N existe.
Le nationalisme appartient plus à « l’amitié » et la religion » qu’au « libéralisme » et au « fascisme ». C’est une communauté imaginée car ses membres ne connaîtront, ne rencontreront jamais la majorité des autres membres de cette communauté. Toutes les communautés plus large que les villages où le contact entre les membres est assuré par le face-à-face est imaginé.
Les nationalismes les plus messianiques ne rêvent pas du jour où tout l’Humanité rejoindra sa nation. Ce qui est la première différence avec les autres communautés imaginées, comme le Christianisme, la nation est imaginée comme limité.
Dernier point, l’idée de nation est liée avec le concept de souveraineté et les ces deux concepts « naissent » dans une époque où les Lumières et le Révolution détruisirent la légitimité de l’Ancien Régime.
Pensé l’idée de nation comme une « communauté imaginée » ne minimise pas son pouvoir, sa force :
« Ultimately it is this fraternity that makes it possible, over the past two centuries, for so many millions of people as willingly (de plein gré) to die for such limited imaginings » p.7
« L’appréhension du temps » (pp.22-36)
Si les communautés nationales imaginées ne sont pas de simple une excroissance des communautés religieuses, c’est à cause d’un changement fondamental dans l’appréhension du monde. Une nouvelle conception du temps a rendu possible de penser la nation.
Bloch observe que les populations du Moyen Age pensé être proche de la fin du temps, le retour du Christ pouvait arriver à tout moment. L’esprit du Chrétien médiéval n’avait pas une conception de l’histoire comme une chaîne sans fin de causes et d’effets ou d’une radicale séparation entre le passé et le présent.
Un changement dans la conception du temps, de la simultanéité (ou le passé et le présent sont dans un présent instantané) à ‘pendant ce temps’, lié au développement des sciences séculaire. La datation de la terre est faite à partir de la fonte du plomb et non de la chronologie biblique, l’amélioration de la navigation avec le calcul des méridiens grâce au horloge, … Cette nouvelle conception du temps a été définie par W. Bejamin (Immunation, 1973) comme « une idée d’un temps vide, homogène » dans lequel la simultanéité est transversale, marquée non pas par le préfigurer mais par les coïncidences temporelles et mesuré par les calendriers et les montres.
L’idée d’un organisme sociologique se déplaçant chronologiquement à travers un temps vide, homogène est analogue à l’idée de nation, qui est aussi conçu comme une solide communauté se déplaçant stablement le long de l’histoire.
Cette transformation est importante pour la naissance de la communauté imaginé nationale peut être mieux compris si l’on prend en compte les deux formes d’imagination qui ont fleuri en Europe durant le 18° siècle : la nouvelle et le journal.
Le capitalisme d’imprimerie
Une des première forme du capitalisme d’entreprise, la publication, santé toute l’impatience capitalisme de recherché de marchés. Le marché initial étais l’Europe, une large mais une fine strate de lecteurs latin. Et depuis les années 1500-1550 furent une période de prospérité exceptionnelle pour l’Europe. En 1500, 20 000 0000 livres furent déjà publiés et 200 000 000 furent publiés en 1600. La logique du capitalisme signifie que qu’une fois le marché des élites latine fut saturé, le potentiel marché représenté par les masses monoglot serait attractif.
La coalition entre le Protestantisme et le capitalisme d’imprimerie, exploitant des éditions populaires à faible coût, créa vite un large nouveau public de lecteur, non seulement parmi les marchant et les femmes, et simultanément les mobilisant sur des sujets politico-religieux.
Dans cette perspective, le journal est une forme extrême, le best-sellers d’un jour, pour cette raison créé une cérémonie de masse, une consommation simultané. Hegel observe que les journaux servent l’homme moderne comme un substitut de la prière du matin. Déjà chaque communiant est bien conscient que la cérémonie qu’il réalise est répliquée simultanément par des centaines et des millions d’autres. Durant le même temps, les lecteurs de journaux observent l’exacte réplique de leurs propres papiers être consommé par dans leurs métros, barbier ou voisin, ils sont continuellement rassurés que se monde imaginé est visiblement enraciné dans la vie de tous les jours.
Doit avoir oublié
Or, l’essence d’une nation est que tous les individus aient beaucoup de choses en commun et aussi que tous aient oublié bien des choses…Tout citoyen français doit avoir oublié la Saint-Berthélemy, les massacres du Midi au XIIIe siècle
Renan, Qu’est-qu’une nation? discours de 1882
Rehan ne voit pas de raison d’expliquer à ces lecteurs ce que signifie « la Saint-Berthélemy » ou « les massacres du Midi ». Il est dis au lecteur de Renand de devoir avoir oublié ce que les mots de Renan sous-entende qu’ils s’en rappellent naturellement. Nous devenons conscient de la compagne historiographique systématique, déployé par l’état principalement à travers le système d’école public, de rappeler a chaque petit français et française une séries d’antique de massacres qui sont maintenant inscrit dans l’histoire familiale. Mais pas besoin de rappelé que les albigeois parlés Provençal ou Catalan et que leurs assassins venaient de quatre coins de l’Europe de l’Ouest.
Rousseau, Du contrat social, Livre I, Chapitre V
Professeur en Relation internationale et spécialiste de l’Asie du Sud-Est, dans son livre, il s’interroge sur la naissance et l’expansion du nationalisme (le sous-titre de son ouvrage).
Qu’est que la Nation ? Les problèmes de poser une définition
Tom Nair (The Break-up of Britain, 1977, London, New Left Books) écrit : «Nationalism is the pathology of modern developpemental history, as inescapable (inéluctable) as “neurosis” in the individual”, with the same essential ambiguity attaching to it». Contrairement aux autres « -isme », le nationalisme n’a jamais produit de grand penseur (p.5).
Pour l’auteur, les recherches sur le nationalisme le classe comme une idéologie, posant l’hypothèse que le Nationalisme avec un grand N existe.
Le nationalisme appartient plus à « l’amitié » et la religion » qu’au « libéralisme » et au « fascisme ». C’est une communauté imaginée car ses membres ne connaîtront, ne rencontreront jamais la majorité des autres membres de cette communauté. Toutes les communautés plus large que les villages où le contact entre les membres est assuré par le face-à-face est imaginé.
Les nationalismes les plus messianiques ne rêvent pas du jour où tout l’Humanité rejoindra sa nation. Ce qui est la première différence avec les autres communautés imaginées, comme le Christianisme, la nation est imaginée comme limité.
Dernier point, l’idée de nation est liée avec le concept de souveraineté et les ces deux concepts « naissent » dans une époque où les Lumières et le Révolution détruisirent la légitimité de l’Ancien Régime.
Pensé l’idée de nation comme une « communauté imaginée » ne minimise pas son pouvoir, sa force :
« Ultimately it is this fraternity that makes it possible, over the past two centuries, for so many millions of people as willingly (de plein gré) to die for such limited imaginings » p.7
« L’appréhension du temps » (pp.22-36)
Si les communautés nationales imaginées ne sont pas de simple une excroissance des communautés religieuses, c’est à cause d’un changement fondamental dans l’appréhension du monde. Une nouvelle conception du temps a rendu possible de penser la nation.
Bloch observe que les populations du Moyen Age pensé être proche de la fin du temps, le retour du Christ pouvait arriver à tout moment. L’esprit du Chrétien médiéval n’avait pas une conception de l’histoire comme une chaîne sans fin de causes et d’effets ou d’une radicale séparation entre le passé et le présent.
Un changement dans la conception du temps, de la simultanéité (ou le passé et le présent sont dans un présent instantané) à ‘pendant ce temps’, lié au développement des sciences séculaire. La datation de la terre est faite à partir de la fonte du plomb et non de la chronologie biblique, l’amélioration de la navigation avec le calcul des méridiens grâce au horloge, … Cette nouvelle conception du temps a été définie par W. Bejamin (Immunation, 1973) comme « une idée d’un temps vide, homogène » dans lequel la simultanéité est transversale, marquée non pas par le préfigurer mais par les coïncidences temporelles et mesuré par les calendriers et les montres.
L’idée d’un organisme sociologique se déplaçant chronologiquement à travers un temps vide, homogène est analogue à l’idée de nation, qui est aussi conçu comme une solide communauté se déplaçant stablement le long de l’histoire.
Cette transformation est importante pour la naissance de la communauté imaginé nationale peut être mieux compris si l’on prend en compte les deux formes d’imagination qui ont fleuri en Europe durant le 18° siècle : la nouvelle et le journal.
Le capitalisme d’imprimerie
Une des première forme du capitalisme d’entreprise, la publication, santé toute l’impatience capitalisme de recherché de marchés. Le marché initial étais l’Europe, une large mais une fine strate de lecteurs latin. Et depuis les années 1500-1550 furent une période de prospérité exceptionnelle pour l’Europe. En 1500, 20 000 0000 livres furent déjà publiés et 200 000 000 furent publiés en 1600. La logique du capitalisme signifie que qu’une fois le marché des élites latine fut saturé, le potentiel marché représenté par les masses monoglot serait attractif.
La coalition entre le Protestantisme et le capitalisme d’imprimerie, exploitant des éditions populaires à faible coût, créa vite un large nouveau public de lecteur, non seulement parmi les marchant et les femmes, et simultanément les mobilisant sur des sujets politico-religieux.
Dans cette perspective, le journal est une forme extrême, le best-sellers d’un jour, pour cette raison créé une cérémonie de masse, une consommation simultané. Hegel observe que les journaux servent l’homme moderne comme un substitut de la prière du matin. Déjà chaque communiant est bien conscient que la cérémonie qu’il réalise est répliquée simultanément par des centaines et des millions d’autres. Durant le même temps, les lecteurs de journaux observent l’exacte réplique de leurs propres papiers être consommé par dans leurs métros, barbier ou voisin, ils sont continuellement rassurés que se monde imaginé est visiblement enraciné dans la vie de tous les jours.
Doit avoir oublié
Or, l’essence d’une nation est que tous les individus aient beaucoup de choses en commun et aussi que tous aient oublié bien des choses…Tout citoyen français doit avoir oublié la Saint-Berthélemy, les massacres du Midi au XIIIe siècle
Renan, Qu’est-qu’une nation? discours de 1882
Rehan ne voit pas de raison d’expliquer à ces lecteurs ce que signifie « la Saint-Berthélemy » ou « les massacres du Midi ». Il est dis au lecteur de Renand de devoir avoir oublié ce que les mots de Renan sous-entende qu’ils s’en rappellent naturellement. Nous devenons conscient de la compagne historiographique systématique, déployé par l’état principalement à travers le système d’école public, de rappeler a chaque petit français et française une séries d’antique de massacres qui sont maintenant inscrit dans l’histoire familiale. Mais pas besoin de rappelé que les albigeois parlés Provençal ou Catalan et que leurs assassins venaient de quatre coins de l’Europe de l’Ouest.
Interview de Benedict Anderson enligne clicqué ici
Référence
- 224 pages
- Editeur: Verso; Revised edition (July 1991)
- ISBN-10: 0860915468
- ISBN-13: 978-0860915461
Publicité